le Programme Elargi de Vaccination
Le programme élargi de vaccination est
une réalité en Guinée depuis 1979.
La Coordination du Programme Elargi de vaccination, Soins de santé Primaires,
Médicaments essentiels (PEV/SSP/ME) a été créée
en 1988, et les activités du PEV sont intégrées à
celles du PEV/SSP/ME
Depuis cette date, des efforts considérables ont été
entrepris par le Gouvernement de la Guinée pour augmenter la couverture
vaccinale des maladies cibles du PEV, à travers l'amélioration de
la couverture sanitaire.
1. Objectifs
1.1 Objectif général
Réduire les taux de morbidité et de mortalité
dus aux maladies évitables par la vaccination chez les enfants de 0 à
11 mois et les femmes enceintes en Guinée.
1.2 Objectifs spécifiques
- Atteindre et maintenir un taux de couverture vaccinale d'au moins 90 % pour
tous les antigènes du PEV
- Eradiquer la poliomyélite d'ici à l'an 2005
- Eliminer le tétanos néonatal d'ici à l'an 2006
- Eliminer la rougeole d'ici à l'an 20
- Eliminer les déficiences en vitamine A d'ici à l'an 2006
- Introduire les nouveaux vaccins tels que le vaccin contre l'hépatite
B, la fièvre jaune et l'hémophilus influenzae type b en 2002
- Mettre en place un système performant de surveillance et de contrôle
des maladies cibles du PEV
2. Stratégies
- Renforcement de la coordination/gestion du PEV
- Renforcement de la logistique et chaîne de Froid
- Renforcement du système d'approvisionnement, de la maintenance et de
la qualité des vaccins
- Sécurité des injections :
- Renforcement du contrôle des maladies cibles du PEV
- Renforcement de la surveillance épidémiologique des maladies
cibles du PEV
- Introduction de vaccins nouveaux et vaccins sous-utilisés
- Mobilisation sociale
Renforcement de la Coordination/Gestion
du PEV
- Renforcement des capacités gestionnaires des agents du PEV à
tous les niveaux
- Renforcement de la supervision des activités du PEV à tous les
niveaux
- Approvisionnement régulier de la Coordination du PEV en vaccins et
médicaments
- Renforcement du mécanisme de transmission des rapports sur les Maladies
cibles du PEV
- Intégration d'un volet financier au système d'information sanitaire
- Amélioration de la qualité de l'offre de services de vaccination
à tous les niveaux
- Amélioration de l'accessibilité aux services de vaccination
- Motivation du personnel
Renforcement de la logistique et chaîne
de froid
- Mise à jour périodique des inventaires de la chaîne de froid
- Définition d'une politique de gestion des équipements de la
chaîne de froid
- Formation des agents à l'utilisation de nouveaux matériels de
la chaîne de froid
- Création de dépôts relais au niveau des régions
et préfectures dépourvues
- Renforcement des capacités de stockage des vaccins au niveau de certains
dépôts régionaux
- Renforcement en ressources humaines pour la gestion des vaccins au niveau
central
- Formation/Recyclage du personnel au niveau central à la gestion de
la chaîne de froid
- Renforcement de la supervision des agents de la chaîne de froid
- Revitalisation de la chaîne de froid
Renforcement du système d'approvisionnement,
de la maintenance et de la qualité des vaccins
- Renouvellement du parc automobile/motos/vélos et autres engins motorisés
- Mise en place d'un système de maintenance pour véhicules et
équipement logistique de la chaîne de froid
- Renforcement du système d'approvisionnement en vaccins
- Renforcement du système de stockage et de distribution en vaccins,
diluants, seringues autobloquantes et réceptacles
- Mise en place d'un mécanisme de contrôle de la qualité
des vaccins
Sécurité des injections
- Définition d'une politique nationale en matière de sécurité
des injections
- Introduction de seringues auto bloquantes
- Formation des agents de santé à l'utilisation des seringues
autobloquantes
- Formation des agents à une meilleure pratique de la vaccination
- Supervision des agents formés à la sécurité des
injections
- Surveillance des manifestations adverses post-immunisation (MAPI)
- Gestion sécurisée des déchets vaccinaux
- Sensibilisation de la communauté sur la gestion des déchets
vaccinaux
Renforcement du contrôle des maladies
cibles du PEV
i) Rougeole
- Amélioration de la couverture vaccinale de routine chez les enfants
de moins de 5 ans (90 %)
- Organisation de campagnes de riposte dans le cas d'épidémies
déclarées
- Renforcement de la surveillance de la rougeole
- Intégration de la surveillance de la rougeole dans les activités
des services à base communautaire
ii) Poliomyélite
-
Amélioration de la coordination des activités
des partenaires dans la lutte contre la poliomyélite
-
Amélioration de la qualité de la vaccination
supplémentaire
-
Amélioration du système de surveillance de
la PFA et la gestion des données
-
Renforcement des activités de la vaccination de routine
de 0 à 11 mois
-
Intégration de la surveillance de la PFA dans les
activités des services à base communautaire
iii) Tétanos maternel et néo-natal
-
Amélioration de la couverture en DTC3 à 80
%
-
Augmentation de la couverture en TT2+ chez les femmes en
âge de procréer
-
Amélioration de la surveillance du TNN dans les zones
à haut risque
-
Organisation de campagnes supplémentaires de rattrapage
chez les femmes en âge de procréer
iv) Fièvre jaune
Renforcement de la Surveillance Epidémiologique
des maladies cibles du PEV
- Formation/Recyclage des agents des centre de santé et cliniciens en
surveillance des maladies cibles du PEV
- Equipement des laboratoires de diagnostic des maladies cibles du PEV
- Formation/Recyclage des agents de laboratoire pour le diagnostic des maladies
cibles du PEV
- Renforcement du mécanisme de transmission des rapport sur les Maladies
cibles du PEV
- Ouverture de nouveaux centres de surveillance épidémiologique
- Amélioration du système d'investigation des maladies cibles
du PEV
- Supervision des agents en matière de surveillance des maladies cibles
du PEV
- Amélioration de la rétro information à tous les niveaux
- Renforcement de l'implication de la communauté dans la surveillance
des maladies cibles du PEV
Tableau 1 : Evolution de la couverture vaccinale chez les enfants
de 0 à 11 mois au cours des 5 dernières années (données
de routine et enquêtes d'évaluation)
| Antigène |
1997 (DR) |
1998 (DR) |
1999 (EN) |
2000 (EN) |
2000 (DR) |
2001 (DR) |
| BCG |
69 |
69 |
76 |
82 |
71 |
75 |
| DTC3 |
53 |
56 |
46 |
43 |
57 |
64 |
| Polio3 |
53 |
56 |
43 |
43 |
57 |
64 |
| Rougeole |
56 |
58 |
52 |
40 |
59 |
59 |
| VAT2+ |
45 |
48 |
- |
38 |
42 |
52 |
DR = Données de routine
EN = Enquête nationale
3. Organisation
Le PEV est une section de la Division de la Prévention
et fait partie intégrante de la Coordination Nationale du Programme PEV/SSP/ME.
Les structures institutionnelles qui encadrent le programme PEV/SSP/ME sont constituées
de :
- L'unité de gestion qui est chargée de la coordination des activités
et de la gestion de toutes les ressources du programme. Elle est constituée
du Coordinateur National, du Directeur du PEV, du Responsable de la cellule des
médicaments essentiels et d'un comptable gestionnaire
- Des Commissions techniques de travail qui sont des commissions consultatives
sont au nombre de 3 : la commission Formation/Supervision, la commission SNIS/Monitorage/Evaluation
et la commission
- Participation communautaire/Mobilisation sociale
Des instances qui sont :
- Le Comité technique de coordination (CTC) qui contrôle la mise
en œuvre des activités du programme et les recommandations issues
de la revue annuelle
- Les Comités techniques régionaux de santé (CTRS) ont
pour mission d'analyser les problèmes identifiés par les districts
et de proposer des solutions correctrices
- Les Comités techniques préfectoraux de santé (CTPS) ont
pour mission d'analyser les problèmes identifiés dans les centres
de santé et de proposer des solutions correctrices au niveau local
Les activités du Programme Elargi de Vaccination sont
intégrées à celles du programme PEV/SSP/ME et le nombre de
structures qui vaccinent suit le nombre d'infrastructures sanitaires de base existantes
et fonctionnelles.
3.1 But primordial du programme
L'amélioration de la santé des enfants et des
mères qui constituent les groupes les plus vulnérables de la population
3.2 Objectifs prioritaires
- La réduction de la morbidité et de la mortalité infantile
- La vaccination adéquate contre les six maladies cibles du PEV
- Le contrôle des maladies diarrhéiques
- L'éducation et la surveillance nutritionnelle
- La vaccination des femmes enceintes contre le tétanos, la surveillance
de la grossesse, les soins pré et post-natals
- Le traitement des infections respiratoires surtout chez les enfants
- La fourniture des médicaments essentiels et le recouvrement des coûts
3.3 Stratégies vaccinales
Le programme élargi de vaccination utilise trois stratégies
principales :
- La stratégie fixe développée au niveau et autour d'un
rayon de 5 km des centres de santé intégrés au programme
PEV/SSP/ME. Elle se caractérise par la vaccination au quotidien et à
tout contact
- La stratégie avancée couvrant un rayon au-delà de 5 km
autour de ces centres
- La stratégie mobile pour les cibles vivant dans les zones non couvertes
(au moins 3 passages par an)
La stratégie fixe couvre 75% de la population, la stratégie
avancée 20% et mobile 5%.
3.4 Plans de relance
Niveau et degré d'intégration du PEV dans le
paquet minimum d'activités (PMA) des services de santé, activités
avec lesquelles il est intégré.
3.5 Stratégies de mobilisation sociale
Les principales stratégies développées
sont :
- Campagnes de sensibilisation (réunions avec les leaders d'opinion,
les chefs religieux, les agents de santé, les autorités politiques
et administratives)
- Conception et diffusion de message (spots, microprogrammes, magazines etc.)
- Emission publique de sensibilisation avec les radios rurales et communautaires
- Production et diffusion de films documentaires sur la vaccination, les maladies
cibles et la surveillance communautaire
- Production et diffusion de support de sensibilisation (banderoles, dépliants,
t-shirts...)
- Mobilisation des artistes
Il n'existe pas de plan stratégique et/ou opérationnel
intégré. La mobilisation sociale se fait par des stratégies
ponctuelles notamment pendant les JNV ou pendant la surveillance active des PFA
et maladies à potentiel épidémique.
4. Approvisionnement en vaccins et consommables
Les centres de santé sont approvisionnés mensuellement
(55% des CS) sur la base des consommations antérieures (73% des CS) ou
de la population cible (27%) à partir des préfectures (78% des CS),
de la région (14% des CS) et de la chaîne centrale du froid (8% des
CS).
Les chaînes de froid de relais sont approvisionnées une fois par
trimestre par la logistique centrale du PEV/SSP/ME.
Les approvisionnements de la chaîne centrale du froid
se font deux fois par an.
Taux de couverture des besoins depuis 2000 :
- Existence d'une ligne budgétaire pour l'achat de vaccins et du matériel
d'injection
- Il existe dans le cadre du PEV une ligne budgétaire pour l'achat de
vaccins et matériels d'injection
- Date d'inscription de la ligne budgétaire : montant inscrit au titre
des années 2001, 2002 et 2003
Le Gouvernement de la république de Guinée s'engage
à mobiliser les ressources internes nécessaires pour la pérennité
des activités du PEV. Ainsi les prévisions suivantes pour les années
2001 à 2003 ont été faites :
- 2001 : 330.85 millions de Francs Guinéens
- 2002 : 649.01 millions de Francs Guinéens
- 2003 : 1 milliard 495.77 millions de Francs Guinéens
Des fonds additionnels, issus du recouvrement des coûts
des actes de santé, serviront à mener les activités du PEV.
Ainsi, en 2001, 606 467 708 millions de francs Guinéens ont été
mobilisés pour la logistique et l'équipement des centres de santé.
Les engagements des partenaires au développement seront maintenus ou valorisés.
Ils ont été à titre indicatif pour les années 2000
et 2001.
Niveau d'exécution de la ligne budgétaire pour
l'année 2001, 2002 :
Existence d'un contrat d'approvisionnement entre le Ministère de la santé
et l' UNICEF
Après l'estimation des besoins en vaccins au niveau
central, les commandes sont exécutées par l'UNICEF.
Périodicité des approvisionnements au niveau central : 2 fois par
an
Appréciation du délai moyen entre les commandes et les livraisons
de 2000 à 2002
Cas de rupture des stocks de vaccins au niveau central en 2002
Antigènes concernés : VPO
Durée : un (1) mois
Cause de la rupture : retard d'approvisionnement
Tableau 2 : Situation actuelle
| Antigènes/seringues |
Présentation |
Besoins |
Stock physique (31/12/2002) |
Commandes |
| Qté(
fl) |
Qté
(dose) |
Qté
(fl) |
Qté
(dose) |
Qté
(fl) |
Qté
(dose) |
| BCG |
Fl/20doses |
41 456 |
829120 |
22416 |
448320 |
19 040 |
380 800 |
| VAA |
Fl/20doses |
51 275 |
1025500 |
6275 |
125500 |
45 000 |
900 000 |
| VPO |
Fl/20doses |
159 833 |
3 196 660 |
99 833 |
1 996 660 |
60 000 |
120 000 |
| VAR |
Fl/10doses |
1 869 100 |
1 869 100 |
1 844 100 |
1 844 100 |
25 000 |
250 000 |
| DTC |
Fl/10 doses |
1 234 910 |
1 234 910 |
1 234 910 |
1 234 910 |
0 |
0 |
| Hépatite B |
Fl/10doses |
93 020 |
93 020 |
0 |
0 |
93 020 |
93 020 |
| SAB 0.05ml |
Unité |
3 580 290 |
3 580 290 |
3 200 290 |
3 200 290 |
380 000 |
380 000 |
| SAB 0.5ml |
Unité |
3 300 000 |
3 300 000 |
0 |
0 |
3 300 000 |
3 300 000 |
| Séringues dillution |
Unité |
210 000 |
210 000 |
0 |
0 |
210 000 |
210 000 |
| Boîtes sécurité |
Unité |
28 547 |
28 547 |
15 547 |
15 547 |
13 000 |
13 000 |
5. Financement des programmes de santé/PEV
5.1 Apport des populations bénéficiaires
Depuis la revue annuelle du PEV/SSP/ME de 1997, il a été
décidé de constituer un fonds de réserves au niveau de la
Coordination Nationale pour permettre le renouvellement des motos et des réfrigérateurs
des centres de santé. Ainsi, ce fonds est constitué à partir
du versement de 50% du fonds de réserve de chaque centre de santé
En 1998, la communauté aurait contribué à environs 390.639,3
dollars US
Au total, la communauté aurait contribué à environ 390.639,3
dollars US en 1998
5.2 Contribution de l'Etat
La contribution de l'Etat à l'achat des vaccins représente
chaque année moins du quart (1/4) du total de vaccins acquis par le pays.
Existence d'une ligne budgétaire pour l'achat des vaccins et des consommables.
Une ligne d'achat de vaccins inscrite au BND est passée de 120 millions
en 1999 à 760 millions en 2000.
Date d'inscription de la ligne budgétaire.
Montants inscrits au titre de l'année 2001, 2002, 2003 (à apprécier
par aux besoins exprimés).
Niveau d'exécution de la ligne budgétaire de 1999 à 2002.
Aides extérieures depuis 1999. Le PEV en Guinée reste très
dépendant des financements extérieurs, et les vaccins sont essentiellement
acquis grâce à ces financements sous forme de don non remboursable
ou d'appui budgétaire à l'ajustement structurel (1999, 2000).
La Coopération Japonaise (JICA) assure le financement de la majorité
des vaccins du PEV de routine, les équipements et le matériel de
la chaîne de froid ont quant à eux été financés par
l'UNICEF et l'OMS.
6. Gestion du programme
Structures impliquées dans l'estimation des besoins
Méthodes utilisées pour l'estimation des besoins en vaccins
Capacité/état actuel de la chaîne centrale
du froid, des moyens de transport et du matériel informatique (niveau d'utilisation/qualité
des documents produits, promptitude des rapport)
Capacité/état actuel de la chaîne centrale
du froid :
- Conakry
- 1 chaîne de froid négative 9 m3
- 2 chaînes de froid positive 18 m3 et 17 m3
- 18 fabriques glace
- Labé
- 1 chaîne de froid négative 12 m3
- 1 chaîne de froid positive 20 m3
Ressources du PEV
Ressources Financières en FG du PEV de routine
(sources : PEV avril 2000)
| Rubrique |
1998 |
1999 |
2000 |
| Fonctionnement |
| Vaccins |
490 000 000 |
463 143 730 |
760 000 000 |
| Carburant des réfrigérateurs |
ND |
137 258 000 |
137 258 000 |
| Surveillance |
44 600 000 |
ND |
ND |
| Autres |
222 013 219 |
184 155 200 |
306 000 000 |
| Investissement |
| Achat motos |
250 000 000 |
- |
- |
| Achat réfrigérateurs |
165 000 000 |
- |
- |
| TOTAL FG |
1 303 508 247 |
784 556 930 |
1 203 258 000 |
| USD |
931 077,32 |
490 348,08 |
668 476,67 |
Il faut souligner que ces montants sont probablement encore
sous estimés ou partiels.
Modalités de mobilisation des ressources nécessaires
:
- Capacités/état actuel de la chaîne de froid centrale,
des moyens de transport, et du matériel informatique (niveau d'utilisation/qualité
des documents produits, promptitude des rapports)
- Répertoires des supports de gestion disponibles et utilisés
- Fiches infantiles, carnets de santé de l'enfant et de la mère,
fiches CPN, fiches de stocks des vaccins, fiches de surveillance de la chaîne
du froid, formulaires de surveillance (enquête et investigation) des maladies
sous surveillance
- Existence d'un processus de micro planification des activités du PEV
- Système d'information sanitaire/organisation supports de gestion, liste
des indicateurs (processus, suivi, évaluation etc.) niveau d'analyse retro
information, complétude et promptitude de la réception des rapports,
place dans l'organigramme
Modalités de supervision
La supervision intégrée existe et se fait à
tous les niveaux de la pyramide sanitaire :
- Le Chef de poste de santé supervise une fois par mois les services
à base communautaire
- Le Chef du centre de santé supervise une fois par mois son centre de
santé et les postes de santé
- L'équipe préfectorale supervise une fois par mois les centres
de santé
- L'équipe régionale supervise une fois par trimestre les districts
sanitaires et quelques centres de santé à problème
- L'équipe centrale supervise tous les 6 mois les équipes régionales
Existence d'une grille de supervision de l'ensemble des activités
du district et/ou d'une grille spécifique pour le PEV (prendre copies des
modèles).
Il existe une de supervision intégré qui prend en compte tout le
PMA développé au centre de santé et un guide de supervision
des DRS et DPS en voie de restitution.
La supervision d'un centre de santé comporte :
- Environnement : infrastructure et équipement mobilier
- Fonctionnement : qualité de la communication (accueil et IEC) des consultations
curatives à partir du registre de consultation
- Gestion du personnel : logement du personnel évaluation/auto évaluation
- Gestion financière, matérielle, logistique et médicamenteuse
- Gestion/participation communautaire
Il y a eu 4 visites de supervision des activités de
vaccination de routine réalisée par le niveau central en 2002.
Il s'agit des visites sur : TMN, de la Rougeole, la supervision des activités
de CTRS, de l'introduction de la VAA vers la périphérie
Problèmes rencontrés dans la gestion
du PEV
- Manque/insuffisance de ressources financière, matérielle et
logistique
- Entretien/renouvellement de la chaîne du froid/moyens logistiques, micro
planification, budgétisation, approvisionnement, mobilisation sociale,
supervision, évaluation, coordination, surveillance épidémiologique
Le système de recouvrement des coûts permet de
remplacer les motos et les réfrigérateurs, principaux équipements
du PEV au niveau des Centres de Santé.
La revue annuelle du PEV/SSP/ME de 1997 avait décidé de constituer
un fonds de réserves au niveau de la Coordination Nationale pour permettre
le renouvellement des motos et des réfrigérateurs des centres de
santé. Ainsi, ce fonds de réserve constitué de 50% des recettes
de chaque centre de santé a permis l'achat de 100 motos et de 75 réfrigérateurs.
7. Etudes et enquêtes sur les activités
de vaccination
Répertoire des différents travaux
(publications, études, enquêtes) sur le PEV dans le pays dans les
domaines suivants :
- Réalisation en novembre 2000 la revue externe du PEV
- Avec DQA, en novembre-décembre 2002, un audit sur la qualité
des données de vaccination
- Socio anthropologie
- Epidémiologie
Système d'information sanitaire
Le système d'information sanitaire fonctionnel depuis
1988 est responsable de la production des documents tels le SNIS INFO et l'annuaire
des statistiques du Département.
La collecte de l'information sanitaire se fait à partir
des structures de soins (formulaires nationaux) et à partir des programmes
(formulaires spécifiques).
Recherches opérationnelles, évaluations économiques
(coût unitaire d'un enfant complètement vacciné selon les
différents antigènes et stratégies vaccinales, notion de
coût efficacité, viabilité, etc.)
| Années |
1997 |
1998 |
1999 |
| Coût par enfant vacciné |
0,47 $ |
0,61 $ |
0,51 $ |
Appréciation du niveau de participation des écoles
de formation en santé et des institutions de recherche en santé
publique dans ces activités.
Les écoles de formation en santé et des institutions
de recherche en santé publique sont impliquées dans les activités
de vaccination :
- Représentation au CCIA
- Existence des modules d'immunisation dans les programmes
- Participation des élèves aux stages dans les structures sanitaires
- Participation des élèves dans les activités de vaccination
de masse
8. Collaboration, communication, échanges
Répertoire des principaux partenaires du PEV dans le
pays selon leur statut, domaines et zones d'intervention, indication des adresses
précises (postale, e-mail, téléphone, fax) et si possible
du montant de leur contribution depuis 1999 :
OMS
UNICEF
USAID
GTZ
Basics
Prism
Adra
Banque mondiale
Raoul Follereau
HCR
Médecins sans frontières
Plan-Guinée
JICA
Rotary Club
Polio Plus
Croix Rouge
Existence d'un organe de coordination des différents
interventions dans le cadre du PEV (CCIA, ou Autres), structures de tutelles,
degré de fonctionnalité.
Le Comite de Coordination Inter Agence (CCIA) pour le Programme Elargi de Vaccination
de Guinée a été créé par arrêté
Ministériel du 19 janvier 2001.
Le Comité est fonctionnel et a pour rôle la mobilisation des ressources
en faveur du PEV, le suivi de la mise en œuvre du plan stratégique
et l'utilisation efficiente des fonds alloués.
Le CCIA pilote toutes les activités relatives au PEV.
Il comprend comme membres, entre autres, les principaux partenaires extérieurs
du PEV dont l'OMS, l'UNICEF, la JICA, le Rotary Club Polio Plus, la Croix Rouge,
ainsi que des représentants des Directions nationales de la santé
et des autres Ministères.
La collaboration étroite existant entre les partenaires bi et multilatéraux
et le Ministère de la santé de Guinée est une opportunité
pour la réalisation d'actions concertées et la conduite d'un fort
plaidoyer en faveur des activités du PEV. En effet, le Comité s'engage
à forger des partenariats solides en coordonnant les contributions et les
ressources à la fois nationales et internationales pour les mettre au service
du bien être de l'enfant et d'aider le PEV à mobiliser des ressources
internes et externes aux fins de la réalisation des activités du
programme.
Le CCIA se réunit une (1) fois par trimestre pour l'analyse
et le suivi de l'état d'avancement des activités du PEV.
Expériences d'échanges inter-états dans
le cadre de mise en œuvre du PEV :
- Tchad
- Bénin
- Côte d'Ivoire
- Sénégal
Informations sur les PEV des autres pays : bulletins, rapports
périodiques, visites WEB, conférences, réunions périodiques.
Les informations sur le PEV des autres pays sont disponibles
à la coordination du PEV (niveau central).
E-mail : Pevgui@eti-bull.net
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