financement et Gestion du Programme Elargi de Vaccination
1. Financement du PEV
3.1 Apport des populations bénéficiaires
Participation à la construction de certaines USP. A
titre d'exemple pour l'année 1997 les populations du district de l'EST
Mono ont participé financièrement et en main d'œuvre à
la construction des trois dispensaires : Badin Kopé, Gbadjahè, Modokouté.
Les populations des autres districts ont fait de même dans tout le pays.
Les populations togolaises participent également au financement des soins
de santé primaire par le biais des comités de gestion de santé
(COGES), le recouvrement des coûts et la mobilisation communautaire en faveur
de la santé, la vaccination y comprise. La prise en charge des vaccinateurs
en stratégie avancée pour le PEV de routine, l'entretien de la chaîne
de froid, l'achat des cartes de vaccination et des seringues à usage unique
sont financés par le recouvrement des coûts à travers les
comités de gestion issus des communautés, sauf en 2002 où
les seringues autobloquantes ont été offertes gratuitement.
3.2 Contribution de l'Etat
- Selon le Comité PIB la proportion du budget général de
l'Etat affecté à la santé est de 6,64% en 2000. Cette proportion
n'a pas subi de variation en 2001, 2002 et 2003
- Le budget national prévoit la ligne budgétaire n° 2206 pour
l'achat des médicaments, des vaccins et de l'équipement médical.
Mais le montant inscrit sur cette ligne a régressé de 800 000 000
francs CFA en 1996 à 320 000 000 en 2000
- La date d'inscription remonte à la création du budget national
- Le montant inscrit pour l'achat des vaccins au titre des années 2001,
2002 et 2003 est constant et égal à 120 000 000 de francs CFA
- Le niveau d'exécution de la ligne budgétaire 2002 est total
en ce qui concerne les 120 000 000 réservésà l'achat des
vaccins
- Aides extérieures depuis 1999 (GAVI) :
- Coopération multilatérale (OMS, UNICEF, FNUAP, PNUD, GAVI)
- Coopération bilatérale (Coopération française,
Coopération allemande GTZ)
- ONG et autres : Plan Togo, Rotary
Les structures les plus impliquées dans l'estimation
des besoins sont : les responsables des formations sanitaires et les membres des
COGES avec l'appui des équipes cadres de district. La planification, la
coordination et la supervision des estimations des besoins se font à travers
le schéma de la pyramide sanitaire du pays. La coordination centrale est
dévolue à la division de l'épidémiologie qui est l'une
des divisions des soins de santé primaire.
La méthode de la population cible est la plus couramment
utilisée.
3. Ressources du PEV
3.1 Situation de la logistique du PEV
Le PEV du Togo dispose d'une logistique composée de
deux chambres froides, de congélateurs et réfrigérateurs
au niveau régional et district et de réfrigérateurs au niveau
périphérique. Cette logistique de chaîne de froid est cependant
vétuste et une grande partie a besoin d'être renouvelée et
renforcée.
La capacité globale de stockage est insuffisante, nécessitant
entre autre le renforcement des chambres froides de Lomé et l'augmentation
des capacités de stockage de la plupart des régions, districts et
centres de vaccination, telle que prévue dans le plan de réhabilitation
de la chaîne de froid.
En outre la multiplicité des marques de chaîne
de froid (33) rend quasi impossible la mise en place d'un système de maintenance
efficace, soumettant ainsi les centres de vaccination à de fréquentes
ruptures de stock en pièces de rechanges et consommables.
En matière de politique de sécurité des
injections, un document de politique est disponible, 140 incinérateurs
de De Monfort ont été construits et utilisés dans le cadre
de la campagne nationale de vaccination contre la rougeole 2001. Cette campagne
a été également l'occasion de formation du personnel à
l'utilisation du matériel d'injection de sécurité. Par ailleurs
dans le cadre du PEV de routine, les centres utilisent de façon variable
les seringues autobloquantes selon la revue (14 %).
Concernant les moyens de transport, le PEV ne dispose pas de
moyens de transport propres de distribution de vaccins. En outre les régions,
les districts et les centres de vaccination ne disposent pas de ressources roulantes
pour mener de façon satisfaisante les activités de supervision et
de stratégie avancées. Selon le dernier inventaire de la logistique
qui date d'avril 2001, le nombre de districts disposant de véhicule est
de 15.
3.2 Le monitorage
En matière de monitorage, l'on peut signaler qu'à
partir de 2001, la tenue assez régulière des réunions bimestrielles
au niveau central, trimestrielles au niveau régional et mensuelles au niveau
district. Cependant la complétude et la promptitude des rapports relatifs
aux vaccinations effectuées et aux quantités de vaccins utilisés
restent faibles.
3.3 Supports de gestion des données
i) Au niveau des USP :
- Les registres de vaccination
- Les fiches de réception des vaccins
- Les fiches de gestion de stock
- Les fiches de température
- Les fiches de rapports mensuels
- Les cartes de vaccination
ii) Au niveau des districts :
- Les fiches de réception de vaccin
- Les fiches de gestion de stocks
- Les fiches de température
- Les fiches de répartition des vaccins aux USP
- Les fiches de synthèse de districts
iii) Au niveau des régions :
- Les fiches de répartition des vaccins aux districts
- Les fiches de gestion de stock régional
- Les fiches de température
- Le matériel informatique et les supports électroniques
iv) Au niveau central :
- Les fiches de gestion de stocks
- Les fiches de températures
- Le matériel informatique et les supports électroniques
Le processus de micro planification des activités existe.
Chaque district organise et supervise la micro planification annuelle des activités
des USP. La revue semestrielle de ces activités permet la programmation
à nouveau de ces activités selon le niveau d'atteinte des résultats
attendus. Les données du PEV sont collectées mensuellement et fournies
par les USP. Elles sont synthétisées au niveau district, analysées
au niveau des régions et à la division du PEV pour tirer les indicateurs
de taux de couverture en BCG, DTC1, DTC3 VAR et VAT . Ces donnée sont aussi
analysées du point de vue promptitude 80% en 2002 et complétude
100% en 2002. Les modalités et la grille de supervision sont décrites
dans le guide de supervision.
En 2002 les supervisions ont été effectuées
dans le cadre des campagnes organisées de vaccination par la division du
PEV. Les rapports supervision de ces campagnes ainsi que celles des JNVP sont
intégrés aux rapports finaux de ces campagnes. Dans le cadre du
PEV de routine de la surveillance des maladies cibles du PEV, plusieurs missions
de consultants internationaux de l'OMS ont apporté leur appui en supervision
du niveau central vers le niveau intermédiaires.
4. Etudes sur les activités de vaccination
- Revue externe du PEV (évaluation)
- Evaluation de la campagne anti-rougeoleuse
- Inventaire de la chaîne de froid
- Etude sur les taux de perte
- Les étudiants des écoles de formation en santé ont participé
en qualité d'enquêteurs.
5. Collaboration
Tableau 1 : Principaux partenaires du PEV
| Partenaire |
Statut |
Domaine |
Zone |
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- PEV de routine
- Logistique
- Surveillance active intégrée des maladies
cibles du PEV
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- PEV de routine
(achat de vaccins)
- Logistique
(chaîne de froid)
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- Tout le pays pour les vaccins
- Priorité en logistique pour les régions
maritimes, Kara et Savane
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- Tout le pays
- Priorité pour Kara et Plateaux
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- Logistique
- PEV de routine
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- Niveau central
(division PEV)
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- Logistique
- PEV de routine
- Achat de vaccins
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- Région centrale
- District de l’Est
- Mono
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- Logistique
- Formation
- PEV de routine
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