Les perspectives du projet ARIVA
A) Compte-tenu des domaines couverts par le projet ARIVA d'une
part, et des nouvelles contraintes nées de l'abandon du ciblage de l'appui
budgétaire d'autre part, l'élargissement du profil des participants/pays
est nécessaire. La participation du ou des responsable(s) en charge de
la surveillance épidémiologique et/ou du système national
d'information sanitaire (dans les pays où cette responsabilité est
en dehors du PEV), et celle d'un responsable de la Trésorerie générale
(du rang de Fondé de pouvoirs au moins) devient incontournable.
B) Pour améliorer le taux de règlement des dépenses,
la CE pourrait retenir les taux d'exécution des dépenses sociales
en général et celui des dépenses de fonctionnement du PEV
de routine en particulier comme indicateur de performance pour le déblocage
des tranches de ressources prévues dans l'appui budgétaire de la
Commission Européenne.
C) Compte-tenu de la hausse des prix des vaccins, du passage
aux SAB, et de l'accroissement des activités vaccinales induit par l'arrivée
de GAVI, l'initiative PPTE et l'application des critères de performance
pour le décaissement des ressources d'appui à l'ajustement structurel,
il est souhaitable que l'UNICEF, en rapport avec les autres partenaires concernés,
envisagent la révision à la hausse des plafonds du Fonds de Garantie.
D) Pour les mêmes raisons ci-dessus énoncées,
une réactualisation des besoins estimés pour les années 2002-2006
doit être faite par les pays avec l'appui technique de ARIVA dans le but
de rehausser les inscriptions budgétaires à un niveau permettant
une couverture intégrale des besoins ; cette action doit avoir la plus
haute priorité pour la nouvelle équipe d'AT afin que l'année
2002 puisse être mise à profit pour un premier réajustement.
E) La place prépondérante que prennent les difficultés
de trésorerie du fait de l'abandon du ciblage requiert la création
d'un point focal au niveau du Trésor et son intégration dans le
comité de suivi.
F) L'existence des Comités de Coordination Inter-Agences
(CCIA) dans tous les pays et de comités techniques PEV dans certains d'entre
eux pose la question de dédoublement des structures de suivi des activités
d'immunisation. Il est souhaitable que la CATR travaille à la consolidation
de ce cadre de travail de la manière suivante :
-
Faire des comités de suivi de la mise en œuvre
de l'IIV des sous-groupes de travail rattachés au CCIA
-
Elargir la composition des CCIA pour qu'il comprenne des
représentants des Ministères chargés des Finances, des représentants
des structures chargés de la surveillance épidémiologique
et du système national d'information sanitaire
G) Fournir un appui au PEV pour assurer efficacement la coordination
des travaux du comité.
H) Maintenir le plaidoyer en faveur du PEV de routine et le
pérenniser en impliquant au niveau des pays les Chefs des Délégations
de la Commission Européenne, les Représentants de l'OMS et de l'UNICEF. |