Aperçu général sur le projet ARIVAS/ARIVA
Le projet FED régional d’appui au Renforcement
de l’Indépendance vaccinale en Afrique sahélienne (ARIVAS)
dont la convention de financement a été signée en avril 1996
entre la Commission Européenne (CE) et huit pays du Sahel (Burkina Faso,
Cap Vert, Gambie, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Tchad) a connu
une première phase d’exécution allant de mars 1997 à
fin décembre 2000.
Le coût global du projet ARIVAS s’élevait à 9,5 Millions
EURO (environ 6,2 Milliards FCFA).

1. Objectifs
1.1 Objectif général
L’objectif général du projet est de contribuer
à la lutte contre les maladies transmissibles notamment par l’amélioration
durable de la couverture vaccinale des maladies prioritaires du programme Elargi
de vaccination de routine, dans un cadre sectoriel défini et mis en œuvre
au niveau des Etats, et bénéficiant d’une collaboration inter
agences renforcée.
1.2 Objectifs spécifiques
Les objectifs spécifiques sont de contribuer :
- Au renforcement de la maîtrise au niveau national de l’ensemble
des ressources financières mobilisables pour la vaccination et leur répartition
en fonction de choix stratégiques cohérents
- A l’amélioration de la disponibilité au niveau opérationnel
en vaccins et consommables de qualité
- A l’amélioration de l’offre et de la demande de services
de vaccination dans le cadre d’une relance de la vaccination de routine
- Au renforcement de la collaboration inter agences dans le cadre de coordinations
nationales renforcées et du développement de la coopération
inter pays dans les domaines de la vaccination et de la surveillance épidémiologique
- A la mise en place d’un système de surveillance épidémiologique
permettant une réponse rapide aux épidémies, aux niveaux
des Etats et régional.
Le projet vise à soutenir les efforts des pays membres dans la mise
en œuvre de la stratégie d’intégration et de prise en
charge globale du Programme Elargi de Vaccination (PEV) dans les systèmes
de soins de santé de base.
Le projet puise son originalité de ce qu’il encourage
pour la première fois un groupe de pays à faibles revenus à
inscrire en priorité sur le budget national de fonctionnement les charges
récurrentes liées aux programmes définis dans leurs politiques
de santé, en l’occurrence celles des vaccins et consommables du PEV.
Le dispositif de financement mis en place prévoie l’inscription
au budget de fonctionnement du ministère chargé de la santé
d’une ligne budgétaire spécifique et de crédits suffisants
pour l’achat de vaccins et consommables du PEV.
L’approvisionnement en vaccins et consommables se fait
par le circuit de l’UNICEF pour des raisons de régularité,
de garantie de qualité des vaccins. A cet effet, le gouvernement et l’UNICEF
signent un accord spécifiant des conditions relatives à cette transaction.
La première phase (dénommée ARIVAS) a
permis d’atteindre des résultats appréciables, notamment l’appropriation
de l’approche de l’IIV par les acteurs nationaux et les instances
politiques et administratives au plus haut niveau et une transformation fondamentale
dans la perception des rôles respectifs des Etats et des partenaires au
développement.
A la demande des Etats et compte tenu des résultats
satisfaisants obtenus par le projet ARIVAS relevés par l’évaluation
à mi-parcours, la Commission Européenne a instruit un nouveau projet
d’appui au Renforcement de l’Indépendance Vaccinale en Afrique
(ARIVA).
2. Organisation
La coordination du projet est assurée par la Cellule
d’Appui Technique Régional (CATR).
Cette cellule est composée de :
- Quatre experts long terme dont deux médecins de santé publique,
un économiste de la santé et un administrateur/gestionnaire
- Un personnel local d’appui comprenant un comptable, une secrétaire,
une chargée de communication, un chauffeur et un planton.
Le projet ARIVA est exécuté par le bureau d’études
CREDES. Un contrat d’assistance technique lie ce bureau d’études
au maître d’ouvrage, le Ministère des Finances du Burkina Faso
qui est l’Ordonnateur Régional du projet. Le fonctionnement de la
Cellule est régi par un devis-programme élaboré et exécuté
par la CATR et approuvé par l’Ordonnateur Régional et la Délégation
de la Commission Européenne au Burkina Faso.
Si le projet ARIVAS a permis d’asseoir l’appropriation
des programmes de vaccination de routine par les nationaux et de stabiliser le
financement et l’approvisionnement en vaccins et consommables, il existe
encore de nombreux défis que ARIVA doit contribuer à relever.
Il s’agit entre autre de :
- La coordination des appuis dans un environnement marqué par une multitude
d’intervenants et d’initiatives de contrôle et d’éradication
de la maladie : éradication de la poliomyélite, contrôle de
la rougeole, élimination du Tétanos Néonatal, introduction
de nouveaux vaccins, etc.
- L’amélioration durable de la couverture vaccinale afin de réduire
la morbidité et la mortalité des maladies cibles du PEV, ultime
finalité de toute intervention de santé publique. Cette amélioration
de la couverture devra se faire par la mise en œuvre de stratégies
plus efficaces, adaptées au milieu et financièrement viables
- La pérennisation du financement du PEV de routine tenant compte des
conséquences de mutation en cours dans le domaine, notamment la hausse
des prix des vaccins, le passage aux seringues autobloquantes (SAB) et l’introduction
de nouveaux vaccins
- L’amélioration de l’efficacité de la surveillance
épidémiologique et de la réponse aux épidémies.
Le projet ARIVA (deuxième phase) d’un montant
total de 6.500.000 € entièrement financés sur le 8ème
FED, couvrira une période de 3 années. Les pays bénéficiaires
seront les pays inclus dans le précédent projet (Burkina Faso, Cap
Vert, Gambie, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Tchad) ainsi que
les autres pays africains ACP qui en feront la demande sous réserve de
:
- Leur engagement préalable au financement sur leurs ressources propres
des vaccins et consommables du PEV de routine
- La mise en place d’un Comité National de la Vaccination (ou dénomination
équivalente) regroupant autour des responsables nationaux techniques et
financiers du secteur sanitaire l’ensemble des partenaires extérieurs
intéressés
- La réalisation d’une revue conjointe récente de leur PEV
permettant la mise en oeuvre d’un diagnostic partagé et l’élaboration
d’un plan d’action.
Pour l’année 2003, la CATR a reçu la candidature
de cinq (5) pays pour l’adhésion au projet ARIVA. Ce sont : le Bénin,
la Côte d’Ivoire, la Guinée Bissau, la Guinée et le
Togo.
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